Sapeur des Brûleurs de Ponts, Esquive vit pour les munitions moranthes et pour l'art très délicat de faire sauter ce qui ne devrait pas l'être. Bavard, insolent, incapable de se taire devant un officier, il est aussi d'une loyauté totale envers ses camarades. Il s'avère surtout increvable dans un sens que personne n'avait prévu : même la mort ne suffit pas à le faire taire, ni à lui faire lâcher ses explosifs.
Parcours tome par tome
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Tome ILes Jardins de la Lune
Sapeur de la 9e escouade des Brûleurs de Ponts, il fait partie des rares survivants de l'effondrement des tunnels au siège de Pale. Une semaine plus tard, l'escouade est envoyée en mission clandestine à Darujhistan. Déposé sur la rive nord du lac Azur par les Moranth Noirs, il prend livraison avec Violain d'un lot de munitions moranthes, ce qui fait d'eux deux sapeurs très heureux. Dans la ville, ils se procurent une charrette de pavés et minent les carrefours sous couvert de travaux de voirie, prêts à semer le chaos au signal.
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Tome IIILes Souvenirs de la glace
Il fait sauter tout ce qui se présente pendant la campagne contre le Domin Pannion, aux côtés de son ami Fuseau et de la 9e escouade, avec un enthousiasme que la guerre n'a pas entamé. Les sapeurs des Brûleurs de Ponts sont alors ce qui reste de plus efficace et de plus suicidaire dans l'armée. La campagne finit par le rattraper, comme elle rattrape presque tous ceux qui l'ont commencée.
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Tome IVLa Maison des Chaînes
Mort au tome III, il n'en a tiré aucune leçon. Son fantôme est à Raraku pendant la bataille, où il plaque Violain au sol et le maintient là juste avant la détonation qui aurait dû l'emporter. Sauver la vie d'un vivant en étant soi-même un mort est exactement le genre d'exploit dont il se vantera ensuite, longuement, et à qui voudra bien l'écouter.
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Tome VILes Osseleurs
Ganoes Paran le convoque nommément sur les rives de Raraku, et il répond, toujours aussi bavard. Il voyage ensuite avec la Guilde de Trygalle, dont les itinéraires passent par des endroits où les vivants n'ont rien à faire, et démolit au passage des statues de bêtes qu'il aurait mieux valu laisser dormir. Un sapeur reste un sapeur, la mort n'y change pas grand-chose.
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Tome VIILe Souffle du Moissonneur
Mort, il continue. Son fantôme arpente les Sentiers avec exactement le même bagout, la même insolence et la même obsession pour les explosifs, bien décidé à ne pas laisser un détail aussi mineur que son décès l'empêcher de servir. Il retrouve d'anciens camarades, en recrute de nouveaux parmi les morts, et se met en tête de reconstituer une compagnie que le monde des vivants avait rayée de ses registres.